Un jour sur la côte Equatorienne

Les amoureux de plongée sous-marine rêvent tous de plonger aux Galapagos, terre Equatorienne. Malheureusement, ce petit paradis a un prix. Nous y reviendrons donc dans quelques années, quand notre portefeuille sera plus garni!
Il existe heureusement d’autres sites de plongée sous-marine. C’est le cas de l’île de la Plata, en face de Puerto Lopez, communément apelée le « galapagos des pauvres » (c’est nous!).

Avant d’être classée réserve naturelle il y a une dizaine d’années, l’île a subi les ravages de la pêche intensive. Aujourd’hui, les poissons peuvent réinvestir les lieux et se reproduire « en toute sécurité ». Pourtant, au pied de la capitainerie, on peut observer des bateaux multicolores d’où flottent « négligemment » des lignes. Comme disent les équatoriens, avec des amis bien placés, il est encore possible de pêcher aux yeux de tous dans la réserve.

De la même façon, bien que le requin soit une espèce protégée, la contrebande d’ailerons est bien présente en Equateur. Il n’est pas rare d’en manger au restaurant sous le terme générique « poisson », ou d’en trouver sur les étals des marchés.

Lors de nos deux plongées, nous avons observé une multitude de poissons, nous avons même pû nager avec une raie manta (une grande première pour David !).
Nous avons aussi admiré plusieurs tortues, relativement fréquentes.
Autrefois, les peuples de la côte les tuaient pour boire leur sang réputé énergisant, et récupérer leur carapace.
Aujourd’hui, pour les attirer, les guides ont l’habitude de les nourrir avec des peaux de pastèque. Pour nous qui avons grandi dans le respect de la vie sauvage, ces pratiques semblent déplacées. Nous sommes même choqués de voir notre compagnon équatorien attraper une tortue en plongée !

Cela donne lieu à une belle discussion avec nos guides qui nous rapellent qu’en Occident, il a fallu des années pour arriver à cette prise de conscience écologique : Le Monde du Silence de Cousteau (Palme d’or du film documentaire en 1956), qui a démocratisé le monde sous marin, montre quelques scènes devenues choquantes aujourd’hui (pêche à la dynamite, massacre de requin et de corail…).
L’Equateur n’en est qu’au début de ce long chemin de protection de l’environnement.

Amélie, elle, découvre l’île à pied. Elle randonne au milieu d’innombrables oiseaux, dont des fous à pieds bleus ou rouges et frégates superbes.
L’île de la Plata a réussi à tous nous enchanter !

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5 commentaires pour Un jour sur la côte Equatorienne

  1. photoleon1 dit :

    Et Tortuga dans tout cela ? Vous l’avez mise au placard ? Ça fait du bien de faire les touristes, même « pauvres ». Je retiens l’île de la Plata pour qqs photos … A moins que j’aille directement aux Galapagos. Biz. Eric

  2. Superbe !!! encore merci de ce partage

  3. Loïc et Isa dit :

    A nouveau super!On a envie d’aller sur place ..mais y-a-t-il des requins?
    Loic et Isa

  4. Philippe H dit :

    Mon préféré le fou aux pieds bleus !

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